Sciences Po Lille

L'édito

"Nous venons de renouveler notre serment d'être fidèle à la nation, de maintenir la liberté et l'égalité ou de mourir à notre poste. Nous ne sommes pas des parjures !" répondit fièrement André Bonte, plus maire que marchand de dentelles pour l’occasion, aux autrichiens qui le sommaient en 1792 de lui abandonner les clés de la cité. Si Lille, ville la plus assiégée de l’histoire de France, sut résister vaillamment aux armées du « roi de Bohême et de Hongrie », son Institut d’Études Politiques ne parvient pas aujourd’hui à contenir les hordes estudiantines qui l’assaillent !

Citation, anecdote historique, trait d’esprit et annonce du sujet… les lignes qui précèdent pourraient être une introduction type d’un étudiant de l’IEP de Lille ! Ce dernier, plus connu sous le nom de « Sciences Po Lille », est un des dix Instituts d’Etudes Politiques de France et certainement l’un des plus prestigieux, derrière celui de Paris. Né en 1991, il est rapidement victime de son succès et se voit contraint de déménager à deux reprises, afin d’accueillir dignement des promotions toujours plus nombreuses. Gageons que ce n’est pas l’odeur du maroilles qui attire ces candidats de France, de Navarre et d’ailleurs. Mais alors, quels sont les ingrédients secrets de ce Sciences Po à la sauce lilloise ?

Le cœur est aussi classique qu’original : le fameux et inimitable modèle Sciences Po. Multidisciplinarité, International et Engagement sont certainement les trois piliers principaux du triptyque sciences-piste.

Dans un monde où la spécialisation tend à rendre un spécialiste du pain au chocolat incapable de se prononcer sur la qualité d’un croissant, les IEP revendiquent fièrement la formation de « généralistes » qui, aux frontières de tous les domaines, seraient les seuls capables d’en obtenir une vue d’ensemble. L’histoire, l'économie, le droit, la science politique et les langues sont les disciplines principales de ce « socle commun » qui fait le bagage intellectuel du « sciences-piste ».

Sous la forme d’un sac-à-dos, ce bagage l’accompagne à l’étranger dès sa troisième année, à la fois objet d’étude et terrain de jeu de tous les étudiants d’IEP, avides de comprendre la complexité du monde et d’en apprécier la diversité culturelle.

L’Engagement enfin, parce que si tout Français accoudé au zinc en viendra nécessairement à parler de politique ou de problèmes sociaux, l’étudiant en IEP y arrivera plus rapidement encore, et s’y attardera avec plus de passion. Mais pour tordre le coup à un préjugé coriace, l’IEP est loin d’être réservé aux politiciens en herbe ! Aussi 80% des diplômés travaillent-ils dans le privé, contre 20% dans les secteurs public et associatif. À part médecin et ingénieur, un étudiant d’IEP peut faire tout, et pas n’importe quoi !

Cinq années d’études sont nécessaires à la formation de ces têtes bien faites et bien pleines à la fois. Deux années de formation généraliste, une troisième année passée à l’étranger dans une des 200 universités partenaires ou en stage, et deux années de master professionnalisant. À noter que l’IEP de Lille, au « carrefour de l’Europe », s’est spécialisé dans les carrières internationales et européennes. Son partenariat avec l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille en fait aussi un IEP très courtisé par les Patrick Cohen en puissance.

Aux P’tits Quinquins lycéens désireux de s’emparer de la Capitale des Flandres, il faudra le courage des assiégés d’antan ! Car le concours commun rassemblant sept IEP est loin d’être plus abordable que celui de Paris… Aussi la proportion de Terminales reçus au concours d’entrée en première année n’était-elle que de 7% l’année dernière ! Et à peine 15% pour l’admission en deuxième année, que peuvent présenter les élèves à Bac+1. Au menu du premier, on trouve une dissertation d’histoire de 3 heures, une épreuve de langue d’une heure trente et une autre de « Questions Contemporaines », demandant au candidat de mobiliser des connaissances de différentes matières pour traiter d’un sujet en prise avec l’actualité. Les thèmes à approfondir sont annoncés au début de l’année (« la sécurité et/ou la mémoire » pour 2017), et requièrent une intense préparation des candidats. Le concours d’entrée en deuxième année offre quant à lui la possibilité de remplacer l’Histoire par une épreuve d’Economie, de Sciences Politiques ou de Droit Constitutionnel. Enfin, l’affectation des candidats dans l’un ou l’autre des IEP se fait en fonction de ses résultats et des préférences qu’il a indiquées au moment de l’inscription. Il n’est un secret pour personne que Lille et Strasbourg sont les plus réclamés !

L’IEP de Lille jouit aussi de l’important avantage… d’être à Lille. Soit une des villes étudiantes les plus trépidantes de France, qui brasse autant de jeunes divers que de verres de bières, et dont la vie est rythmée par les carnavals, festivals et fêtes populaires en tout genre. Une ambiance fabuleuse à laquelle s’ajoute à une vie associative à la fois engagée, légère, sérieuse, festive, artistique ou sportive, mais toujours poétique. Aussi, si après une réunion aux « lumières de l’Orient », un verre à « la déroute des vins » vous inspire des punchlines qui font mouche aux débats du « bec et la plume », vous irez certainement fêter votre triomphe grâce au « chant des machines »… et vous ne regretterez pas d’avoir choisi le Ch’nord !

Fiche technique de Sciences Po Lille

  • Type de formation

    IEP (Sciences Po)
  • Domaine d'étude

    Sciences Politiques
  • Niveau d'admission

    Bac +0, Bac +1, Bac +2 et Bac +3
  • Niveau de diplôme

    Bac +5
  • Lieu

    Lille
  • Coût

    0 à 13 000 €/an
  • Alternance

    Possible

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