Entretien avec Jana, diplomée du Bachelor d'HEIP 

La politique étrangère, les relations internationales, c’est ton truc. Après le bac tu voudrais bien l'étudier cette politique, la découvrir, comprendre ses tenants et aboutissants. Jana Brügel est passée par les bancs d’HEIP (Hautes Études Internationales et Politiques), et revient pour nous sur son parcours. 

Jana, peux-tu te présenter rapidement ? 

Je suis allemande, et j’ai fait toute ma scolarité en Allemagne. Après mon baccalauréat, j’ai suivi un Bachelor de relations internationales en France, à HEIP. Une fois mon diplôme en poche, j’ai décidé de me spécialiser dans les relations extérieures de l’Union européenne avec un Master en Relations Internationales et Diplomatiques de l’Union européenne au Collège d’Europe à Bruges, en Belgique.

Pourquoi t’es-tu orientée vers des études politiques, qui plus est en France ?

J’ai toujours été intéressée par les relations internationales, notamment par les relations entre la France et l’Allemagne. C’est d’abord par curiosité que j’ai souhaité partir pour l’étranger pour continuer mes études. Il me paraissait indispensable de mieux connaître ce partenaire stratégique qu’est la France pour l’Allemagne dans la conduite de sa politique européenne et internationale. 

J’ai donc décidé d’intégrer un Bachelor dans ce domaine, et mon choix s’est arrêté sur HEIP, parce que cette école propose une formation pluridisciplinaire (droit, histoire, sciences politiques, géopolitique, économie et communication), qui permet d’avoir des bases solides, et une vision très globale, à grande échelle, des relations internationales et des enjeux géopolitiques actuels.

Qu’est-ce qu’il y a dans une école comme HEIP que l’on ne retrouve pas dans un cursus universitaire classique ?

Même si la formation est très variée, elle reste centrée sur les relations internationales, et ce dès la première année, à la différence des universités françaises qui proposent cette thématique plutôt comme une spécialisation. De plus, les petites classes de maximum 40 étudiants créent un cadre de travail collégial propice au débat, à la réflexion académique et au développement intellectuel.

La diversité et la qualité du corps enseignant est aussi quelque chose de central dans l’enseignement à HEIP : il comprend à la fois des universitaires, des maîtres de conférences et des spécialistes qui travaillent au sein de l’administration publique ou dans des entreprises privées. Cela donne un côté très professionnalisant.

As-tu effectué un stage dans le cadre de ton Bachelor ?

Les stages ne sont pas obligatoires à HEIP mais fortement conseillés, et les équipes pédagogiques accompagnent les étudiants dans la recherche de ces stages. Pour ma part, j’ai fait un stage en Allemagne au sein du service européen d’un état fédéré.

Les stages permettent de mettre en pratique et d’approfondir ses connaissances en parallèle de ses études et d’acquérir de vraies compétences professionnelles, c’est un vrai plus pour entrer sur le marché du travail dans ce domaine.

Qu’est-ce qui a guidé tes choix de poursuite d’études après ton Bachelor à HEIP ? 

J’ai été diplômée d’HEIP en 2014. Ensuite, j’ai décidé d’intégrer l’IEP de Strasbourg avant de rejoindre le Collège d’Europe afin de me spécialiser dans les relations extérieures de l’UE. Je voulais d’une part continuer à étudier dans différents endroits pour que mon profil soit cohérent avec mon projet professionnel, et donc montrer mon adaptabilité en changeant de pays sans problème, et d’autre part je voulais profiter des nombreuses passerelles qui s’offrent aux étudiants à la suite d’un Bachelor HEIP : les IEP, les meilleures universités en France ou à l’étranger.
                                 

Doit-on obligatoirement passer par un cursus à l’étranger pour étudier les relations internationales ?

C’est un peu particulier en ce qui me concerne, car je suis allemande et j’ai pris la décision d’étudier directement à l’étranger les relations internationales. Mais de façon plus générale, partir à l’étranger c’est l’occasion d’avoir de nouvelles perspectives, de parfaire ses connaissances linguistiques et de s’ouvrir à d’autres cultures. Cela démontre sa capacité à travailler dans un contexte international. Donc pour moi, oui, ça me semble indispensable. Etudier les relations internationales en ne sortant pas de chez soi, ce n’est pas possible ! En 3ème année de Bachelor à HEIP, on a d’ailleurs l’opportunité d’effectuer un semestre d’échange universitaire à l’étranger.