Entretien avec Michael Cohen, diplômé de Novancia Business School Paris et cofondateur de Bagel Corner, spécialiste et numéro 1 du bagel en France.

Michael Cohen et Rachid Ez-Zaidi, tous deux diplômés de Novancia Business School Paris et fondateurs associés de Bagel Corner.

Après le bac, qu’est-ce qui t’a poussé à intégrer Novancia Business School Paris ?

Dès le plus jeune âge, je souhaitais être mon propre patron et monter une entreprise. Mon bac en poche, c'est naturellement que je me suis tourné vers l'ECCIP devenue Advancia puis Novancia Business School Paris pour effectuer mon Bachelor et ensuite mon Master. Cette école proposait un cursus adapté à la création d'entreprise avec un master en Entrepreneuriat et la possibilité de se professionnaliser très rapidement tout en profitant des avantages de la vie étudiante en école de commerce. J’ai pu effectuer de nombreux stages, commencer mon alternance chez Bosch et Siemens à partir du cycle master et m’engager en même temps pleinement dans la vie associative de l’école. Par ailleurs, Novancia Business School Paris n'exigeait pas un niveau scolaire aussi élevé que les classes préparatoires aux grandes écoles, ce qui était important à mes yeux. Avec le recul, je suis entièrement satisfait de mon choix post-bac.

Comment es-tu devenu entrepreneur ?

« Avec le recul, je suis entièrement satisfait de mon choix post-bac. »

J’ai toujours eu le sens du commerce. Enfant déjà, je suppliais mes parents pour vendre du muguet ou des noisettes dans les rues…

En fin de lycée, l’essor de la vente en ligne, notamment par eBay, m’a donné l’idée de lancer mon activité d'import-export de matériel audio acheté en Allemagne. Quand ma chambre s’est retrouvée trop envahie pour que je puisse y dormir, j’ai décidé de trouver un business qui nécessitait moins de stockage et de moyens logistiques. C’est à partir de ce constat qu’est née ma deuxième société, spécialisée dans la création de sites Internet et d’identité visuelle. L’informatique et les logiciels servant à la création de sites Internet me passionnaient. Il s’agissait simplement de monétiser mes services informatiques. Ce n'est qu'en fin de Master, après une idée tombée à l'eau dans le domaine du blanchiment dentaire, que j'ai monté Bagel Corner avec mon associé Rachid Ez-Zaidi. L'idée nous est venue en 2010, lors d'un voyage en Europe de l’est que nous avons fait à la fin de notre Master à Novancia. Nous avons découvert une enseigne de bagels dans les quartiers populaires de Budapest. Beaucoup de concepts de bagels étaient présents là-bas, alors que rien n'existait en France, mis à part dans des petites boutiques indépendantes sans réelle image de marque. C'est ce qui nous a donné envie de faire une enseigne nationale de bagels accessible à tous.

Tes expériences internationales ont-elles joué un rôle important dans la création de Bagel Corner ?

Bien sûr, c’est pendant notre voyage à Budapest que nous avons eu un déclic pour Bagel Corner, mais tous mes autres voyages ont été de belles sources d’inspiration auparavant. Par exemple, la street-food présente dans beaucoup de pays d’Asie comme la Thaïlande et Hong-Kong, et également en République Dominicaine, ainsi que les food-courts australiens m’avaient déjà donné envie de créer un nouveau concept de restauration rapide.

Comment s’est passée la création de Bagel Corner ?

Nous avons commencé par faire des recherches approfondies pour réaliser une étude de marché solide. Une fois l’étude finalisée, il nous a fallu 6 mois pour trouver notre premier point de vente. Nous souhaitions à tout prix avoir un emplacement idéal, car nous considérions le lieu comme un facteur essentiel de réussite. Après avoir parcouru Paris en scooter, nous avons fini par trouver l’emplacement rêvé dans le 5ème arrondissement de Paris, à Jussieu. En ce qui concerne les produits, nous avons décidé de vendre uniquement des bagels avec la promesse d’en servir d’excellents en moins d’une minute. Le bagel a l’avantage d’être innovant, facile à préparer et ouvert à de nombreuses recettes. Le manque de distributeur en France nous a poussé à négocier avec des fournisseurs étrangers pour trouver les meilleurs rapports qualité/prix. Les recettes que nous proposons sont le résultat d’innombrables soirées-tests organisées avec une cinquantaine de relations et amis. Veggie, dinde, Pastrami, saumon, cream cheese, avocat… Nos compositions sont très nombreuses et personnalisables si besoin. Nous avons aussi pensé à adapter les bagels au public français en supprimant les cornichons américains et les oignons, moins appréciés par le public.

Dans la formation que tu as reçue à Novancia Business School Paris, qu’est-ce qui t’a été le plus utile dans ta vie d’entrepreneur ? 

« Au-delà des cours, l'avantage de Novancia Business School Paris est de permettre aux étudiants de développer considérablement leur réseau. »

En tant qu'entrepreneur, les cours qui m’ont le plus intéressés étaient « Business Intelligence  » et «  Big Business  ». Les cours de gestion et stratégie d'entreprise ont également été très utiles et m’ont donné les bases nécessaires pour la création de mon entreprise. Par ailleurs j’ai eu la chance de pouvoir effectuer de nombreux stages pendant mon cursus, notamment chez Coretechs, à l’hôtel Marriott International et au Club Med. À partir du cycle Master, j’ai commencé une alternance chez Bosch et Siemens en web marketing qui a été particulièrement formatrice. Enfin mon engagement associatif et mes responsabilités au sein du BDE, à la Junior Entreprise et au Club Entrepreneur Étudiant de Novancia Business School Paris n'ont fait que confirmer mon envie de créer ma propre entreprise. Au fil de ces expériences, j’ai eu la chance de rencontrer de nombreux professionnels et d’enrichir mon carnet d’adresse. Au-delà des cours, l'avantage de Novancia Business School Paris est en effet de permettre aux étudiants de développer considérablement leur réseau, ce qui est primordial pour un futur entrepreneur.

Quels conseils donnerais-tu à des jeunes de Première et Terminale pour réussir leur orientation ?

Je leur conseille surtout de ne pas faire un choix par élimination, mais un vrai choix guidé par le cœur autant que par la raison… Il est primordial d’aimer ce que l’on fait dans son travail. L'avantage des écoles de commerce post-bac, c'est qu’elles ouvrent de nombreuses portes et permettent à chacun de faire ce qui lui plaît.