Avis aux futurs praticiens dans le domaine de la santé : l'ostéopathie est peut-être votre voie ! Rencontre avec Sébastien Boulet, ostéopathe formé à l'École Supérieure d'Ostéopathie (ESO Paris).

Qu'est-ce que l'ostéopathie pour vous?

L’ostéopathie est une approche thérapeutique manuelle qui vise à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé. Pour moi, l'ostéopathe est une sorte d'ingénieur du corps humain. C'est également un métier très relationnel. Il faut savoir être à l'écoute de ses patients, les conseiller et, le cas échéant, les diriger vers un autre professionnel de santé.

Vous avez un parcours atypique…

J'étais informaticien, mais aussi sportif. J'ai changé de métier à 24 ans par envie de me rapprocher du milieu du sport, dans lequel l'ostéopathie est très présente. Maintenant, ça fait un an que je travaille en cabinet et ça se passe très bien.

Pourquoi avez-vous choisi l'ESO?

J'ai visité plusieurs écoles, mais ce qui m'a fait choisir l'ESO c'est l'importance donnée à la pratique. Dès la 3ème année on traite des patients en clinique. On fait des consultations à l'hôpital, à l'EHPAD, dans les clubs de rugby, de handball, de foot. Un autre avantage de l'ESO c'est la possibilité d'avoir, en plus du diplôme de l' ESO reconnu au plus haut niveau de responsabilité avec son enregistrement au RNCP niveau I, un double diplôme avec une équivalence en Master 2 dans une université partenaire. J'ai choisi le Master de biomécanique à l'université de Reims : l'étude des forces, amplitudes et articulations du mouvement dans le corps humain. Ça a beaucoup enrichi ma conception de l'ostéopathie.

Et le quotidien à l'école?

Les travaux dirigés se font par groupes de 25 étudiants, supervisés par un professeur et un assistant. Les étudiants de dernier cycle nous aident aussi. On est très bien entourés.

Un autre avantage de l'ESO c’est la possibilité d'avoir un double diplôme avec une équivalence en Master 2.

L’ostéopathie est une science en perpétuelle évolution, participez-vous aux avancées scientifiques dans ce domaine ?

Oui, l'école dispose d'un département de recherche avec un encadrement de chercheurs et du matériel de haute technologie, ce qui m'a mis le pied à l'étrier. J'y travaille sur les relations entre rachis, colonne vertébrale et posture. Le but c'est d'assoir les fondements de l'ostéopathie pour faire évoluer ma pratique en cabinet mais aussi de promouvoir l'enseignement et l'aboutissement de l'ostéopathie comme science du corps humain.

C’est également un métier très relationnel. Il faut savoir être à l’écoute de ses patients, les conseiller et, le cas échéant, les diriger vers un autre professionnel de santé.