Entretien avec Benoît Tatibouët, ancien élève du cursus Droit de FACO Paris, actuellement étudiant en Master 1 du programme Grande École à EM Lyon.

Benoît, tu viens d’intégrer l’EM Lyon en 2ème année du programme Grande École. Comment as-tu fait ?

Avec un Bac ES mention Assez Bien en poche et un vrai besoin de liberté, j’ai démarré par le Droit : une filière d’études qui a le mérite de vous laisser beaucoup de portes de sortie dans différents secteurs d’activités. C’est ce large choix de métiers possibles en entreprise qui m’a poussé gentiment vers cette voie et l’idée que, quoi je fasse plus tard, ce serait plus facile de rebondir. Travailler dans un environnement international m’a toujours tenté, j’ai donc intégré une filière un peu particulière : un double-cursus Droit-Anglais, enseigné à la Faculté libre de Droit, d’Economie et de Gestion, une faculté privée située à Paris (FACO PARIS). 

Au bout de ma 2ème année d’études, l’idée de la Grande École a germé : le Droit est présent dans toutes les sphères des activités économiques, le comprendre et savoir l’appliquer sont un vrai plus ; mais les études de Droit n’en demeurent pas moins cantonnées, en tout cas la plupart du temps, au domaine purement juridique. Ayant baigné dans un environnement familial tourné vers l’entrepreneuriat, le monde de l’entreprise m’a très tôt tenté. Au travers des stages que j’ai effectués dès ma 1ère année et des conversations en famille ou avec des amis, j’ai rencontré des professionnels du droit ou du monde des affaires avec des parcours qui m’ont donné envie. Ce qui m’a sauté aux yeux, c’est la richesse que certains collaborateurs pouvaient apporter quand ils avaient une double casquette grâce à leurs formations. Quand l’urgence s’est fait sentir, j’ai pris une décision forte : canaliser mon énergie pour réussir les concours, le sésame pour une plus grande liberté.

Comment as-tu préparé ces concours ?

« J’ai eu un référent pour les concours, un professionnel qui m’a suivi pendant toute l’année pour que je garde le rythme fac/concours. »

FACO PARIS propose à ceux qui le souhaitent de suivre une préparation aux concours d’admission directe en grande école, intégrée au cursus de droit ou d’économie et animée par Admissions Parallèles, la prépa leader sur ces concours. Je ne me voyais pas préparer tout seul ces concours, avec déjà une 3ème année de Droit assez lourde à gérer. J’ai donc rejoint les effectifs de ce programme en parallèle de mes cours de droit, ce qui tombait bien parce que tout était dans les mêmes locaux : je pouvais sortir de cours de Droit des affaires, partir à la bibliothèque pour préparer un TD et filer dans un module de préparation au TAGE-MAGE (cet examen-là, croyez-moi, un vrai marathon !), sans perdre de temps dans les transports. J’ai eu un référent pour les concours, un professionnel qui m’a suivi pendant toute l’année pour que je garde le rythme fac/concours, réfléchisse au parcours que j’avais construit jusqu’alors et me positionne clairement dans mes ambitions.

Rapidement, je suis rendu compte que ma formation de Droit – Anglais m’a beaucoup aidé, ce qui s’est vu dans mes notes au TOEIC et autres épreuves d’anglais comme en note de synthèse. Bref : peu de vacances, une focalisation de presque tous les instants vers l’objectif réussite, des moments de panique ou d’autres galvanisants, je sentais bien qu’enfin j’allais au bout d’un processus. Quelques mois plus tard, le jeu en a valu la chandelle : multi-admissible, puis multi-admis, j’ai opté pour EM Lyon et j’ai intégré le Master 1 du programme Grande École.

Aujourd’hui, retour sur tes premiers mois en École  :  comment s’est passé ton intégration venant d’un parcours de Droit ?

Rapide et en même temps graduelle… Rapide car les premières semaines, j’ai dû organiser en quelques jours mon installation à Lyon. Parisien de base, il a fallu trouver un appartement et de nouveaux repères. Nous étions deux étudiants de FACO PARIS à intégrer EM Lyon, et comme tout le monde se connaît à FACO PARIS, ça a été un vrai plus de pouvoir compter sur l’autre. Côté étudiants, le rythme festif n’a pas tardé à se mettre en place en parallèle, très sympa car on connaît rapidement tout le monde ! Les cours ont ensuite pris le dessus : le premier semestre est assez particulier, il s’agit d’une mise à niveau pour les étudiants comme moi arrivés par les admissions parallèles. Assez rapidement, j’ai rencontré des étudiants juristes de formation comme moi, issus des grandes facs notamment parisiennes (Assas, la Sorbonne…) : ce groupe informel sert vraiment de réseau d’entraide, sans compter l’ancien étudiant de FACO PARIS issu de la filière Économie-Gestion pour qui la Compta est beaucoup moins mystérieuse que pour moi ! Ce n’est pas toujours facile mais je sais qu’au bout, cette double compétence va payer.

Quels sont tes projets ?

À court terme, la recherche d’un stage en marketing sportif, étape-clef pour intégrer le volet Grande École dans mon parcours, et ensuite continuer dans l’évènementiel sportif en utilisant mes compétences juridiques. C’est un domaine qui va me permettre en effet de mettre en avant ma double formation dans un contexte international rythmé, autant d’éléments qui correspondent à mon profil de challenger. C’est aussi un rêve d’enfant, j’ai donc hâte d’y être ! Dans le même temps, je fais beaucoup de recherches pour choisir l’université dans laquelle je partirai 4 mois, si possible aux États-Unis, pays dans lequel le sport tient une grande place dans l’économie et dont certains évènements m’ont fasciné pour leur organisation. 

Ensuite j’envisage un départ de 6 mois si possible sur le campus d’EM Lyon en Chine pour finir sur un stage long dans l’évènementiel sportif à l’international. Le but de tout cela est clairement de développer mon employabilité. Certains pensent qu’il suffit d’avoir rempli une mission et atteint des objectifs pour sortir du lot quand on postule pour un 1er emploi ; il faut surtout montrer qu’on est adaptable, curieux, autonome et capable d’apprendre. En ce qui me concerne, je tiens beaucoup à ma liberté de choix. Je sais bien que je ferai plusieurs métiers dans ma vie et j’ai décidé de démarrer par l’évènementiel sportif. Je m’y prépare à chaque instant sans pour autant m’enfermer, de manière à toujours avancer et découvrir : c’est la clef de mon avenir !

Aurais-tu un conseil à donner à un élève de Terminale ?

Écoute tes envies, même si ce n’est pas la voie « royale », et ne te contente pas de ce que tu as : tout est possible !