Entretien avec Audrey (qui prépare le concours d'audioprothésiste) et André (qui a réussi le concours de podologue). 

Quel est le point commun entre un audioprothésiste et un podologue ? Eh bien, ce sont deux métiers d'avenir qui recrutent et qui demandent des connaissances très spécifiques. Et le meilleur moyen pour réussir les concours d'entrée des écoles, c'est la prépa. Pas de prépa, pas de para(médical).

Nous avons rencontré deux étudiants qui ont choisi le paramédical. Audrey a 21 ans et est en prépa audioprothésiste à Assas Prépa Santé et se prépare aux concours tandis qu'André a déjà passé l'étape concours et est en deuxième année à l'école de pédicurie-podologie d'Assas. Deux profils bien différents et deux vécus qui feront peut-être pencher ton cœur du côté du paramédical.

Après un bac S et deux années de licence de biochimie à Paris Diderot, Audrey se retrouve dans le bain de la prépa paramédicale à Assas Prépa Santé. Aujourd’hui, elle se destine au métier d'audioprothésiste.

Tu as décidé de t'orienter vers le métier d'audioprothésiste. Pourquoi ce choix si spécifique ?

J’ai décidé de changer d’orientation après mes deux ans de licence parce que je ne savais pas vraiment où j’allais. J’ai fait un bilan d’orientation et j’ai découvert le métier d’audioprothésiste après avoir effectué quelques stages d'observation auprès de différents acteurs paramédicaux. C'est un métier de contact qui demande beaucoup de technique et de minutie. Je suis très axée sur le social, et l’idée d’aider les personnes à communiquer avec les autres malgré leurs problèmes auditifs me plaît énormément.

Pas de prépa, pas de concours ?

Je pense honnêtement que pour réussir dans cette branche il est indispensable d'effectuer une prépa. En effet, ce concours est très spécifique, on n’a le droit le droit de le passer que 3 fois, et c’est le seul qui comporte une épreuve de mathématiques. De plus, il y a une épreuve orale à laquelle nous ne sommes généralement pas préparés lors de nos études. Le concours repose théoriquement sur le programme de la classe de terminale, mais les exigences rédactionnelles et orales du concours n’ont rien à voir avec le niveau d’un lycéen.

Comment as-tu choisi ta prépa ?

J'ai choisi Assas Prépa Santé pour son format de cours par spécialité, avec 3 jours de cours par semaine, qui me convenait très bien. Ce sont des petites classes qui permettent d’avoir un véritable échange avec les professeurs et donc d’être bien encadrés. L’ambiance est aussi très bonne au sein des classes ! 

A quoi ressemble l'emploi du temps d'un étudiant d'Assas Prépa Santé ?

Nous avons 3 jours de cours assez intensifs (de 8h à 18h), ainsi que des concours blancs toutes les semaines. C’est un emploi du temps qui nous donne un rythme très régulier, qui nous apprend la rigueur et qui nous laisse en parallèle beaucoup d’autonomie les 4 jours restants.

C'est quoi le plus d'Assas Prépa Santé pour préparer les concours ?

Le plus, c’est l'équipe pédagogique qui s’investit complètement pour nous permettre de réussir. Il y a vraiment un suivi personnalisé de l'étudiant, on ne se sent jamais perdu.

Audioprothésiste, un métier d'avenir ?

Oui ! Il n’y a qu’à regarder les chiffres : il y a 1 audioprothésiste pour 25 000 habitants. Avec le vieillissement de la population et l'émergence des écouteurs, il y a de plus en plus de risque de perte d'audition. Je suis donc confiante et je sais que je ne me suis pas trompée de voie !

De son côté, André a grandi dans une petite ville de province, à 80 km de Paris, dans laquelle il a suivi sa scolarité jusqu'au baccalauréat, section scientifique. La suite de ses études, il vous la raconte et pour réussir dans la voie qu'il s'est tracée, il en est sûr, la prépa est un passage obligatoire.

André, qu'as-tu fait après ton baccalauréat ?

J'ai intégré une prépa parisienne aux concours d'entrée des formations paramédicales. Mon projet initial était de devenir kinésithérapeute. Après un premier échec, j'ai redoublé ma prépa et j'ai élargi mes objectifs. A ma seconde tentative, j'ai raté de peu l'entrée en kiné mais j'ai réussi en podologie. J'ai alors choisi d'intégrer l'école de pédicurie-podologie d'Assas, à Paris, et je suis aujourd'hui en deuxième année.

La podologie, ce n'est donc pas ton premier choix d'orientation.

Au départ, je me suis orienté vers la podologie par défaut, en me disant « pourquoi pas ? ». J'avais aussi en tête la possibilité de basculer sur d’autres métiers de la santé grâce à l’équivalence universitaire dont bénéficient les podologues, et qui permet des passerelles entre différentes formations.

Mais au fur et à mesure que j’avançais dans ma première année de podologie, je me suis vraiment rendu compte de l’utilité que pouvait avoir un pédicure-podologue dans la vie des gens. C'est vrai pour des problèmes bénins qui provoquent un réel inconfort, mais c'est vrai aussi pour des pathologies vraiment lourdes et complexes. Qui pourrait penser qu’un podologue a un rôle prépondérant à jouer auprès des diabétiques, de personnes atteintes d’un cancer, ou même de personnes souffrant de problème de mâchoire ou de troubles de la visions ? En découvrant la technicité et les possibilités de ce métier, j’ai commencé à être vraiment passionné.

A l'occasion de nombreux stages hospitaliers, j'ai aussi modifié ma vision du monde médical et du fonctionnement d'un service de santé. J’imaginais qu’un médecin savait tout et donnait des ordres à tout le monde, alors que ça ne marche pas du tout comme ça. Chacun a son rôle à jouer et apporte son expertise. C'est aussi le cas du pédicure-podologue dans son domaine de compétences.

La prépa, un passage obligatoire pour atteindre ton but ?

A mon avis oui. Elle permet aux futurs étudiants de santé d’acquérir le rythme de travail personnel, les techniques d’apprentissage et la capacité à emmagasiner un grand volume de connaissances, ce qui est indispensable dans ce genre d’études. La prépa est un passage entre le lycée et les études supérieures qui permet de se cadrer mais aussi de connaitre ses limites... et de tenter de les repousser pour atteindre son but.


Pourquoi Assas Prépa Santé plutôt qu'une autre ?

J'avoue que ce qui m'a attiré ce sont d'abord les résultats ! Très logiquement, quand on choisit une prépa, on opte pour celle qui vous offrira les meilleures chances de réussite aux concours. Par ailleurs j’ai été séduit par l’encadrement et par le rythme de préparation.

Au jour le jour, ça ressemble à quoi une prépa santé ? L'ambiance, les cours, le stress…

Il y a une dimension de compétition dans le concours qui peut créer un climat de tension dans une classe prépa, santé ou pas. Un lycéen n’est pas préparé à ce genre d’ambiance, et on peut assez vite tomber dans l’individualisme. Malgré tout, au début de ma deuxième année de prépa, la directrice nous avait dit  « vous êtes comme des brindilles : seuls, vous cassez, collés, vous êtes plus forts ». Nous formions un groupe de camarades, capable de progresser ensemble et cette cohésion et ce soutien mutuel permet de se dépasser et de se comparer aux autres sans complexes. L’avantage du travail de groupe, c’est que personne n’a les mêmes difficultés : on aide les autres sur certains points et on se fait aider sur d’autres. 

Qu'as-tu retenu de plus important de tes années de prépa ?

Ce n’est pas tant une connaissance spécifique que les méthodes de travail que j’ai acquises en prépa. Je me suis aussi découvert des capacités d'apprentissage dont je ne soupçonnais pas l’existence ! Mais finalement, ça vient assez naturellement, avec le climat de travail, l'émulation collective et l'intérêt pour les matières. 

Et maintenant, tu as toujours les deux pieds dans la podologie ?

Pas forcément. D'ailleurs, je défie n’importe quel professionnel de santé d’avoir les deux pieds au même endroit. Pour être bon, il faut avoir un pied dans sa profession et un autre un peu baladeur, à la découverte de techniques nouvelles et d'autres connaissances sur les pathologies que l'on est amené à traiter. Il faut être curieux, à l'écoute, prêt à établir des ponts vers d'autres disciplines que la sienne, si on veut être capable d'apporter aux gens que l'on soigne la meilleure réponse médicale.
Cette curiosité et cette remise en question permanente peuvent aussi conduire à des évolutions professionnelles.

Pas besoin du bac S pour intégrer ce type de formation. Quels conseils donnerais-tu aux jeunes bacheliers venus d'autres filières pour réussir ? 

Sur le papier, pas besoin de Bac S, c'est vrai. Mais attention à l'intensité du travail à fournir et aux connaissances qui peuvent faire défaut. Les bacheliers d'autres filières peuvent avoir à cet égard un handicap au départ. Ceci dit, tout est question de motivation : on peut se remettre à niveau pendant les vacances avant d'intégrer la prépa, ce qui, pour le coup, peut faire démarrer avec un avantage. Ensuite, il faut trouver en soi et dans le soutien de son groupe l’énergie de tenir le niveau et le rythme.

Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est qu’il est essentiel de bien se préparer aux concours, afin d’optimiser ses chances de réussite du premier coup et de ne pas perdre de temps. Mais attention, audioprothésiste et podologue ne sont pas les deux seules formations qui nécessitent une préparation intensive. Par exemple, si vous êtes intéressés par l’orthoptie (traitement des troubles visuels), il faudra également passer un concours auquel il est recommandé de se préparer. L’école d’Assas propose aussi cette préparation.