Entretien avec Louis Pot,ancien éléve de la prépa PACES des Cours THALÈS.

Louis Pot est étudiant en deuxième année de médecine. Lorsqu’il était en terminale, il a suivi la prépa PACES des Cours THALÈS : « Objectif Médecine  ». Il fait désormais partie de l’équipe pédagogique de ces stages.

Pourquoi avoir décidé de faire des études de médecine ?

C’est un projet de longue date  : j’ai décidé de devenir médecin vers 12 ou 13 ans. Tout ce qui tournait autour de ce métier m’attirait : ce qu’il représente, les conditions de vie qu’il suppose, les matières enseignées pendant les études. Mon intérêt pour ces matières s’est confirmé pendant la Terminale à travers les stages que j’ai suivis aux Cours Thalès, puis en Première année : ce sont des domaines que j’aime travailler, je pense avoir un esprit scientifique qui a fait que je me suis tout de suite senti à l’aise dans cette voie.

 

Aviez-vous une appréhension en Terminale à l’idée de la Première année ?

Bien entendu. C’est pourquoi je me suis beaucoup renseigné en amont : j’ai rencontré un grand nombre d’étudiants, par mes propres moyens, en contactant des amis d’amis, et par les Cours THALÈS. Cela m’a permis de leur poser beaucoup de questions sur le travail à fournir, les chances de réussite, le choix de la fac, l’état d’esprit à avoir, ou encore les pièges à éviter. Je pense qu’anticiper l’entrée à la fac, qui est un monde très différent du lycée, est utile pour ne pas se sentir perdu. Ainsi, en arrivant à la fac, je n’ai pas été surpris de me trouver dans un amphi face à un rétroprojecteur à écouter un prof qui n’était pas là…

 

Quelles sont les principales différences que vous avez vues entre le lycée et la Première année ?

« En arrivant à la fac, on est complètement livré à soi-même. »

Pour commencer, l’autonomie, puisqu’en arrivant à la fac, on est complètement livré à soi-même : on est libre d’aller en cours ou non, de travailler chez soi ou à la bibliothèque. Les modalités d’évaluation diffèrent également, puisqu’il n’y a aucun contrôle continu en Première année. Il faut constamment travailler pour un concours qui intervient au bout de chaque semestre, mais il n’y a rien entre les deux. Ce n’est pas comme au lycée où l’obligation de résultat est continue, la scolarité étant ponctuée par des contrôles et des bacs blancs. Enfin, je dirais que la masse d’étudiants rend les conditions de travail différentes. En Première année, il y a 2.500 étudiants et les cours ont lieu en amphi de 350 personnes ; cela change de la classe de Terminale de 30 élèves.

 

Le nombre d’étudiants en Première année a-t-il un impact sur la préparation du concours ?

Cette masse est forcément stressante, notamment au moment du concours : lorsque l’on voit toutes ces tables alignées et que l’on pense au nombre de personnes qui ont envie de faire partie du numerus clausus, on se rend compte du niveau de compétition. Au Bac, par comparaison, il n’y a pas de réelle sélection donc pas de compétition. Selon moi, toutes ces différences rendent presque indispensable le fait de se renseigner avant de s’engager dans cette voie, pour atténuer l’effet de surprise et pour ne pas perdre de temps. 

Pourquoi avez-vous décidé de préparer votre Première année en amont ? 

L’argument principal quand j’ai décidé de suivre les stages «  Objectif Médecine » des Cours THALÈS a été de considérer toute avance sur la Première année comme bonne à prendre. En Terminale, on a du temps, ce qui n’est pas le cas en Première année où tout le monde fait la même chose : tout le monde travaille, 
fait une prépa, va à la fac, et il devient difficile de faire la différence. J’ai donc préféré tirer un avantage du fait que la Terminale soit une année plutôt tranquille, en sacrifiant mes vacances.

 

Quel a été l’apport de cette préparation aux études de médecine, suivie en amont  dès la classe de terminale ?

« Aux Cours THALÈS, les professeurs sont des étudiants en médecine, ce qui est à mon sens très ingénieux : ils sont parfois plus terre à terre que des profs agrégés, mais ils ont aussi la capacité d’expliquer sans doute plus simplement, et ils me paraissent d’autant plus aptes à préparer à un concours qu’ils l’ont eux-mêmes passé. »

Aux Cours THALÈS, les professeurs sont des étudiants en médecine, ce qui est à mon sens très ingénieux : ils sont parfois plus terre à terre que des profs agrégés, mais ils ont aussi la capacité d’expliquer sans doute plus simplement, et ils me paraissent d’autant plus aptes à préparer à un concours qu’ils l’ont eux-mêmes passé. Avoir en face de soi des étudiants en médecine permet également de leur poser toutes les questions que l’on veut, sur la difficulté des épreuves ou autres, et de recevoir pleins de conseils divers et de petites astuces méthodologiques. Enfin, cela entretient la motivation ! On est face à quelqu’un qui a réussi le concours, qui paraît épanoui dans ce qu’il fait, qui a un emploi du temps plus léger, qui profite de la vie étudiante. 

 

Y a-t-il une façon de réfléchir propre au concours ?

Les évaluations sont faites au moyen de QCM : il n’y a pas de demi-mesure, on a bon ou faux, tout est dans la précision. Apprendre cela en amont a constitué pour moi un énorme avantage. Étudier les matières du concours dès la Terminale est aussi très réconfortant et motivant, surtout lorsque l’on s’aperçoit, par exemple, que l’on a réussi une fois à répondre à un QCM de Première année. Dès mon arrivée à la fac, je connaissais déjà plusieurs chapitres de cours sur le bout des doigts, ce qui m’a donné une avance précieuse. 

Êtes-vous satisfait de votre formation actuelle en deuxième année ?

Je suis très satisfait ! Je découvre la médecine à proprement parler : je n’étudie plus la physique ou la chimie, mais la cardiologie, le système digestif, etc. Et je découvre aussi la vie étudiante : mon rythme de vie est bien plus agréable, je n’ai plus le sentiment d’être dans un tunnel de travail. Pour l’instant, je n’ai pas d’idée de spécialité arrêtée, même si je dois dire que la chirurgie m’a toujours fait envie : j’attends les stages prévus à partir de la 4ème année pour préciser mon projet.

Comment vivez-vous le fait d’enseigner à votre tour aux Cours THALÈS ? 

C’est une fierté ! Les professeurs m’ont beaucoup aidé en Terminale, dans l’acquisition des connaissances mais aussi dans le choix de ma fac. Grâce à cette préparation, j’ai pu conforter mon projet de rentrer en médecine et m’y préparer au mieux. J’espère réussir à transmettre à mon tour aux élèves cette motivation. Je trouve aussi très agréable de retravailler les matières de la Première année dans un autre contexte que celui du concours, surtout pour aider des élèves dont je faisais partie il y a peu.