Entretien avec Francois de Galard, étudiant en 2ème année d'économie-gestion à Dauphine après une 1ère année à Paris 2 Assas.

Après un bac S au lycée Stanislas, tu as fait le choix de t’inscrire à l’université Paris 2 Assas en économie-gestion. Peux-tu nous expliquer ce choix d’orientation ?

« En choisissant un cursus universitaire, je me donnais plus de chance d’intégrer une Grande École du top 6 qu’en allant dans une prépa de second rang. »

Mon premier mouvement me portait vers les classes préparatoires aux grandes écoles de commerce. Je dois dire que c’était aussi le choix n° 1 de mes parents, qui auraient été rassurés de me voir entrer en prépa. Mais mon dossier scolaire, s’il était loin d’être déshonorant, n’était pas suffisamment solide pour m’ouvrir les portes des meilleures prépas. J’ai alors découvert, vers la fin de mon année de Terminale, qu’il existait une alternative à la prépa pour intégrer les  meilleures Grandes Écoles : celle de l’université, par la voie des admissions parallèles. J’ai compris qu’en choisissant un cursus universitaire, je me donnais plus de chance d’intégrer une Grande École du top 6 qu’en allant dans une prépa de second rang. Je savais aussi que j’aurais à l’université beaucoup plus de temps libre qu’en prépa, et que je pourrais ainsi poursuivre mes activités extrascolaires, mais aussi multiplier les expériences personnelles, les stages, les petits boulots… Bref, j’avais tout à gagner et rien à perdre en choisissant la fac !

Rien à perdre, c’est toi qui le dis ! Seuls 25% des étudiants réussissent leur licence en trois ans… La fac est souvent considérée comme un milieu hostile où l’étudiant a peu de chances de réussir...

Bien sûr ! J’ai vite compris qu’entre les amphis bondés où la présence n’était pas contrôlée, et mon emploi du temps tordu, rempli de trous et de cours mal placés, les tentations seraient grandes, et aussi le risque de décrochage… Mais j’étais dès le début parfaitement conscient de l’existence de ces pièges grâce au stage de prérentrée que j’ai suivi au Cours d’Assas, qui m’a aussi permis de prendre de l’avance sur le programme du premier semestre. J’ai poursuivi au Cours d’Assas avec le suivi semestriel, qui m’a obligé à préparer tous mes TD avec une semaine d’avance et à prendre un rythme de travail très régulier, si bien que j’ai fini avec un 16 de moyenne au premier semestre.

Après ces premiers succès à Paris 2 Assas, tu t'es senti pousser des ailes, puisque tu as déposé ta candidature pour un passage en 2ème année à Dauphine. Peux-tu nous expliquer quelle est cette procédure ?

La procédure qui permet d'entrer en deuxième année à Dauphine après une première année dans une autre université est très simple : il m'a suffi de présenter un dossier avec mes notes du premier semestre. Nous sommes en tout une petite quarantaine d'étudiants à avoir intégré Dauphine en deuxième année. Parmi ces étudiants reçus comme moi à Dauphine, j'ai retrouvé 4 ou 5 autres étudiants d'Assas, mais aussi des anciens de Nanterre, de La Sorbonne et d'autres universités.

Qu'est-ce qui t'a donné envie de rejoindre Dauphine plutôt que de rester à Assas ? 

J'avais envie d'évoluer dans un environnement plus stimulant et exigeant sur le plan de la formation, mais aussi de profiter des nombreux partenariats de Dauphine avec les universités étrangères. Je savais aussi que je trouverais à Dauphine des Masters très réputés qui constitueraient un bon plan B pour le cas où je ne serais pas admis directement dans une Grande École de premier plan après ma troisième année. 

Ton projet reste donc d'intégrer une Grande École après ta licence, par la voie des admissions parallèles ? 

« L’année prochaine, je passerai les concours d’admission parallèle à HEC, à l’ESCP, à l’EM Lyon et à l’EDHEC.»

Plus que jamais ! J'ai commencé à m'y préparer dès ma première année à Assas grâce au programme de préparation anticipée aux concours d'Admissions Parallèles, que j'ai poursuivi quand j'étais en deuxième année à Dauphine, ce qui m'a permis de m'initier aux épreuves de ces concours (je vais passer le TAGE MAGE dans quelques jours !...) mais aussi d'élaborer ma stratégie de candidature. L'année prochaine, je passerai les concours d'admission parallèle à HEC, à l'ESCP, à l'EM Lyon et à l'EDHEC. Si je réussis, j'intégrerai l'une de ces écoles en deuxième année. Si j'échoue, je resterai à Dauphine pour le Master 1 et je retenterai les concours à ce moment-là.

Une troisième année de travail intensif en perspective !

« Grâce à mes deux premières années de préparation, j’ai le sentiment d’être déjà prêt pour les concours… Ou presque ! »

Pas tellement ! Si je me suis inscrit dès la première année à la préparation anticipée aux concours proposée par Admissions Parallèles, c'est justement pour prendre de l'avance et ne pas avoir besoin de me cloîtrer en troisième année pour préparer les concours... Grâce à mes deux premières années de préparation, j'ai le sentiment d'être déjà prêt pour les concours, ou pas très loin de l'être ! L'an prochain, j'ai l'intention de profiter des possibilités d'échange offertes par Dauphine en partant étudier un semestre à Hong Kong. Cette expérience internationale devrait aussi intéresser les jurys des Grandes Écoles auxquelles je vais postuler, du moins je l'espère !

Justement, les concours d'admissions parallèles ont la réputation d'être particulièrement exigeants pour la richesse de l'expérience extra-universitaire qu'ils nécessitent. Entre ta scolarité à l'université et les cours que tu as suivis en plus au Cours d'Assas et à Admissions Parallèles, est-ce que tu as eu le temps de t'investir dans des projets personnels ? 

Bien sûr ! L'emploi du temps à la fac est très léger, le suivi hebdomadaire des TD au Cours d'Assas me faisait gagner du temps sur mon temps de travail personnel, et la préparation anticipée aux concours d'Admissions Parallèles ne représente que 2 heures par semaine en première année, et 4 heures par semaine en 2ème année. Avec en plus des vacances d'été qui durent au moins trois mois ! J'en ai profité pour faire des stages en entreprise, partir deux mois dans un ranch au Wyoming, travailler comme hôte dans une agence d'événementiel... Je suis aussi chef scout depuis cette année. Je sais que toutes ces expériences personnelles seront regardées de très près par les jurys des Grandes Écoles, et j'espère qu'elles me permettront de les convaincre.

Finalement, est-ce que tu es content de ton choix d'orientation ?

Bien sûr ! Si c'était à refaire, je choisirais l'université à nouveau, plutôt que la prépa. C'est une voie qui me correspondait sans doute beaucoup mieux, et qui devrait me permettre d'intégrer une très bonne école, aussi facilement que si j'étais allé en prépa... Voire plus !