Par Andreas Bild, responsable du site www.apres-la-p1.com

Andreas Bild est un ancien élève de médecine à Paris V Descartes, qui s’est reconverti dans des études d’économie-gestion à Paris II Assas, et a le projet d’intégrer une Grande Ecole par la voie des Admissions Parallèles. Andreas Bild est l’animateur du site www.apres-la-p1.fr qui a pour vocation d’informer les étudiants ayant échoué au concours de première année de médecine sur les possibilités de poursuite d’études dans des filières d’excellence.

« Je ferais bien médecine, mais si je rate ? »

Pour ceux qui savent envisager une réorientation sereine et réfléchie, une première année de médecine, quelle qu’en soit l’issue, n’est jamais un échec. Certes, il est primordial avant de se lancer de prendre acte des exigences de ce parcours. Il faut, de la même manière, être conscient que seuls 20 à 30% des étudiants passent en deuxième année. Mais il est tout aussi important de se libérer d’un discours extrêmement réducteur qui voudrait que l’unique succès possible pour quelqu’un qui entre en 1ère année de médecine soit le stéthoscope sept ans après. Cette année n’est pas un échec parce qu’elle n’est jamais « une année perdue ». La P1 est une formation de qualité au cours de laquelle les étudiants développent une capacité de travail et des formes de raisonnement qui leurs serviront dans n’importe quel type d’études. La réussite des anciens P1 dans d’autres filières, parfois assez éloignées, se confirme chaque année.

Cette année n’est pas un échec parce que conscients de cette réussite, de nombreux établissements ont mis en place des facilités d’admission en cours d’année ou directement en seconde année. A FACO Paris par exemple, un étudiant motivé peut, après une P1, entrer directement en L2 de droit ou d’économie. C’est le cas également pour certaines écoles du domaine de la santé, comme l’Ecole Supérieure d’Ostéopathie qui organise des rentrées aménagées au second semestre.

Cette année n’est pas un échec enfin, et surtout, parce que les aspirations qui poussent de jeunes étudiants à choisir cette voie sauront trouver leur accomplissement dans l’une des très nombreuses possibilités de réorientation qui leurs sont ouvertes.

Les établissements de formation à ces métiers accueillent les « anciens P1 » à bras ouverts.

Vous rêvez d’être au service de patients ?

Il existe de nombreux métiers de praticiens « hors-médecine » qui vous permettront d’évoluer à leur contact, parfois bien plus qu’un médecin. Que ce soit dans les filières d’ostéopathie, de kinésithérapie ou encore de psychologie, les possibilités ne manquent pas et les établissements de formation à ces métiers accueillent les « anciens P1 » à bras ouverts.

Vous êtes porté par le goût des sciences ?

Votre P1 vous permettra de continuer assez naturellement vers la biologie, la physique ou les mathématiques. Vous pourrez également postuler pour intégrer des écoles d’ingénieurs et pourquoi pas passer des concours pour intégrer une Grande Ecole, comme Agro ParisTech.

Vous visez simplement une filière d’excellence qui vous mènera vers des métiers à hautes responsabilités ?

Les Grandes Ecoles de commerce cherchent à diversifier leur recrutement pour attirer des étudiants aux profils variés. Après un court passage par l’université dans la filière de son choix et avec une préparation de qualité, un ancien P1 a donc d’excellentes chances d’intégrer ces écoles par les admissions parallèles.

Quel est alors le secret pour une réorientation réussie ?

Il s’agit simplement de ne pas se laisser prendre au dépourvu. Le temps de préparation du concours n’est jamais un bon moment pour envisager des alternatives. Profitez des moments plus calmes de votre P1 pour y réfléchir.

Quelles sont les motivations qui vous ont poussé vers la médecine ? Quelles sont vos forces ? Vos faiblesses ? Etes-vous prêts à refaire une année aussi intense ? Avez-vous besoin de plus d’encadrement ? Surtout, faites-vous aider ! Les réunions organisées par apres-la-p1.com vous invitent à rencontrer d’anciens étudiants de P1 réorientés les filières les plus diverses, et des représentants d’établissements à la recherche d’étudiants qui savent travailler. Bien informés, vous aurez toutes les cartes en main.

N’hésitez plus !