Entretien avec Xuan Manuel, ostéopathe diplômé de l’ESO

Vous avez décidé de devenir ostéopathe. Pourquoi ?

J’ai toujours souhaité devenir ostéopathe. Enfant, j’étais en admiration devant l’efficacité des professionnels. C’est un métier à la fois indé- pendant et en relation avec d’autres professions médicales, ce qui me correspond tout à fait !

Le passage de l’école à la vie active a-t-il été facile ?

Tout s’est plutôt bien passé. Mieux que je ne l’aurais espéré en fait ! Avec autant de patients traités à la clinique de l’ESO, j’ai pu ouvrir mon cabinet sereinement 1 mois après l’obtention de mon diplôme. J’ai commencé début août 2013, et fin octobre de cette même année, j’avais atteint les objectifs que je m’étais fixés pour janvier. Je peux donc payer l’intégralité de mes charges, et bientôt je commencerai à avoir des revenus intéressants.

Pourquoi avoir choisi d’intégrer une école en 6 ans d’études ?

Six ans d’études sont nécessaires pour recevoir un patient en première intention et pouvoir travailler avec les différents acteurs de la santé. Avec le recul, ça passe vite ! Un des grands critères est avant tout la clinique intégrée ! Six ans, c’est fondamental pour apprendre à éduquer sa main avec une pédagogie progressive afin de créer son propre avis plutôt que d’imiter les techniques. On ne devient pas ostéopathe du jour au lendemain.

Vous avez obtenu un Master de recherche pendant vos études à l’ESO. Pourquoi la recherche ?

« L’ostéopathie, ça marche ! »

La recherche nous permet de faire changer les mentalités et de faire dire aux gens : «  l’ostéopathie, ça marche  !  ». En effet, les travaux de recherche permettent de démontrer scientifiquement l’efficacité des traitements et pratiques existantes.

Comment se porte le métier d’ostéopathe ?

Les patients ont de plus en plus recours aux séances d’ostéopathie. Le métier a donc de beaux jours devant lui pourvu que nous soyons professionnels et compétents. La profession est en effet desservie par de nombreux ostéopathes mal formés qui créent la confusion dans l’esprit des patients et des professionnels de la santé. J’espère simplement qu’une régularisation des écoles par le gouvernement aura lieu afin d’homogénéiser les formations.

Quels conseils adressez-vous aux jeunes qui souhaitent devenir ostéopathes ? 

Je leur conseille de participer à toutes les journées portes ouvertes proposées par les écoles qui les intéressent. Cela leur permettra de se faire leur propre opinion sur la qualité de l’enseignement clinique, pratique et aussi théorique. Les études sont chères, on peut donc être tenté d’être diplômé en 3 ans, ce que je ne conseille pas… Il faut garder à l’esprit que c’est l’investissement de toute une vie !

Comment envisagez-vous votre avenir ?

J’ai souhaité à l’obtention de mon diplôme commencer un doctorat afin de contribuer à la recherche en ostéopathie. Ainsi, je compte garder une activité libérale tout en ayant la possibilité d’être enseignant chercheur à l'université et à l’ESO.