Entretien avec François Bex, ancien élève de l’ICES (Institut Catholique d’Études Supérieures de Vendée).

François Bex est titulaire d’un M2 de Droit des affaires de l’ICES et d’un M2 de Gestion du patrimoine de l’université de Nantes. Il est aujourd’hui Conseiller Financier en Gestion du Patrimoine chez Allianz.

Quelle formation avez-vous suivie après le bac ?

En commençant mes études, j’avais le projet de devenir juriste d’entreprise et j’ai donc opté pour un cursus de droit à l’ICES (Institut catholique d’études supérieures de Vendée), à La Roche-sur-Yon, que j’ai poursuivi jusqu’à un Master 2 de Droit des affaires.

Pourquoi avoir choisi l’ICES pour suivre vos études ?

Originaire de l’Ouest de la France, j’ai assez naturellement choisi une université proche, qui bénéficiait d’un rayonnement certes régional, mais aussi national et, de plus en plus, international. Le cursus d’études offre la possibilité de passer une année à l’étranger dans le cadre des échanges ERASMUS et des partenariats sont actifs avec des universités dans le monde entier : en Inde, en Argentine, au Brésil, en Afrique du Sud et dans bien d’autres pays encore. L’ICES accueille des étudiants étrangers et accompagne également les étudiants qui projettent de partir en leur offrant son expérience, ses réseaux ou en les aidant à préparer l’examen du TOEFL.J’ai surtout été attiré par ce que l’ICES proposait et que je recherchais précisément : une formation de grande qualité, un suivi pédagogique rigoureux et un travail personnel exigeant. Je voulais que mes années d’études supérieures m’apprennent à travailler et quand on sort de l’ICES je peux témoigner qu’on sait travailler, qu’on a les outils pour savoir analyser et qu’on peut facilement rebondir. Tous mes camarades de promotion ont pu valoriser leur formation à l’issue de leurs études.

On dit souvent que les étudiants de l’université souffrent d’un manque d’encadrement. Qu’en est-il à l’ICES ?

Le Campus de l’ICES à la Roche-Sur-Yon

« Surtout, j’ai apprécié la très grande proximité entre professeurs et étudiants qui existe à l’ICES. »

Après le bac, pour réussir mes études supérieures à l’université, j’avais envie à la fois d’être coaché, d’avoir tous les outils pour progresser, et en même temps d’apprendre l’autonomie. Bénéficier d’un accompagnement pédagogique est à mon sens indispensable quand on entre en faculté et c’est ce que j’ai trouvé à l’ICES. Pendant les premières années, l’étudiant peut s’appuyer sur un soutien dans les matières fondamentales, ou recevoir des cours de méthodologie. Chaque promotion est encadrée par des responsables pédagogiques qui restent à l’écoute des élèves tout au long de leur scolarité autant qu’ils en ont besoin. Surtout, j’ai apprécié la très grande proximité entre professeurs et étudiants qui existe à l’ICES. Les professeurs se montrent disponibles pour discuter avec les étudiants après les cours pour expliquer des points difficiles, pour donner des pistes bibliographiques ou indiquer des directions à creuser.

Qu’est-ce qui vous a marqué pendant vos études ?

Si je devais définir l’ICES, je dirais que c’est une faculté à dimension humaine et qui sait accompagner ses étudiants. Cela ne tient pas seulement à la taille de la faculté et au nombre d’élèves qui y sont accueillis. Je pense que c’est plutôt un des fondements de cette université qui se traduit par des initiatives très concrètes. En entrant en première année par exemple, on reçoit un parrain ou une marraine qui est un étudiant de la promotion supérieure : d’emblée, les deux promotions sont ainsi liées et s’accompagnent mutuellement dans les études dans un échange d’expériences très riche. C’est un moyen extrêmement précieux pour rassurer et souder les étudiants. C’est aussi grâce à ces liens amicaux que se développe ensuite un réseau d’anciens actif et engagé auprès des étudiants à venir.

Vous avez effectué votre Master 2 de droit des affaires à l’ICES en alternance. Dites-nous en quoi cela consistait. 

Ma grande chance a en effet été de pouvoir étudier en alternance pendant la dernière année de master : à côté des cours théoriques que je suivais en faculté, j’effectuais un stage dans un cabinet d’avocats spécialisé dans le droit des affaires. J’ai pu ainsi mettre en pratique, au fur et à mesure, ce que j’apprenais et, inversement, porter un regard plus incisif sur ce qui m’était enseigné à partir des situations concrètes rencontrées au cabinet. C’est pendant mon stage que j’ai découvert ce qu’était le métier de conseiller financier. J’ai eu en effet à suivre un dossier d’optimisation de transmission d’entreprise et j’ai trouvé cela passionnant. J’ai eu alors la conviction que c’était ce que je voulais faire et j’ai décidé d’orienter mes études en ce sens. 

Pourquoi et comment avez-vous choisi de poursuivre vos études après l’ICES ?

À la fin de cette année de master 2 à l’ICES, j’ai prolongé mon cursus d’études par une nouvelle année de master 2, à Nantes, en Gestion du patrimoine. Mon master de Droit des affaires m’a donné des bases très solides dans des aspects juridiques ou fiscaux, tandis qu’en gestion du patrimoine j’ai davantage été sensibilisé aux questions économiques et financières. Fort de cette double formation, très valorisante parce que complémentaire, j’ai pu intégrer le cabinet d’Allianz.

Finalement, que vous a apporté votre expérience de l’alternance ?

Je suis convaincu que le fait d’avoir pu, grâce à l’ICES, bénéficier d’une année d’apprentissage en alternance a été un réel "plus" pour mon intégration professionnelle. C’est à mon sens une opportunité très bénéfique qui rend plus facile, ensuite, l’obtention d’un CDD ou d’un CDI. En tant qu’étudiant d’abord, j’ai pu mieux me rendre compte de ce qu’est la vie active et des qualités qui y sont attendues. J’ai pu aussi discerner peu à peu quelle était la voie que je voulais suivre et vers quel métier je voulais m’orienter, en toute connaissance de cause. Quand j’ai postulé ensuite pour chercher un emploi, j’ai pu valoriser cette expérience auprès de mon employeur. Je ne saurais que trop recommander à tous les étudiants qui en ont l’opportunité de bénéficier de cette formation en alternance, tant elle est riche humainement, intellectuellement et bien entendu professionnellement. 

Vous êtes aujourd’hui conseiller financier. Pouvez-vous expliquer en quoi consiste ce métier ?

Mon rôle, comme conseiller en gestion du patrimoine, c’est d’assister mes clients d’un point de vue fiscal, juridique et financier. Dans un premier temps, et ce point constitue un moment essentiel de mon travail, je dois sonder les motivations, les objectifs et les projets de mes interlocuteurs qui peuvent être multiples. On a recours à un conseiller financier pour chercher par exemple à préparer sa retraite, pour assurer une transmission de bien, ou encore pour optimiser sa fiscalité comme son épargne. Il s’agit pour moi de réaliser d’abord un bilan patrimonial qui constitue une photographie de la situation de mon client à un moment donné. Ce n’est qu’après que commence le travail en back-office, à partir de simulations et éventuellement avec l’aide d’ingénieurs techniques, je vais déterminer la meilleure stratégie. Dans un dernier temps, toujours dans le souci de trouver les meilleures solutions financières pour mon client, je peux décider d’un rendez-vous avec le notaire, d’une rencontre avec l’expert-comptable pour obtenir plus d’informations et faire le point sur l’imposition, ou bien engager une procédure de création de société par exemple. 

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ?

J’ai la chance de faire un métier qui me passionne et j’espère bien l’exercer le plus longtemps possible. Ce qui me plaît avant tout, c’est qu’il n’y a aucune monotonie dans ce que je fais. Chaque situation, chaque client, chaque dossier est différent. De plus, comme la loi ne cesse d’évoluer dans les domaines qui me concernent, je suis obligé d’être constamment réactif, de m’adapter, de découvrir de nouvelles stratégies.

Quelles sont les qualités d’un bon conseiller financier ?

Si je devais définir les qualités nécessaires comme conseiller financier, je dirais que la première de toutes tient à sa capacité d’écoute, à l’intérêt qu’il va savoir porter à son client car ce métier est d’abord un métier de confiance. Quand on parle d’argent, on entre dans la vie privée d’une personne et il va falloir faire preuve d’empathie. Il est important de savoir reformuler pour bien caractériser les besoins du client et s’assurer qu’on les a compris. C’est à mon sens un métier très complet qui allie un caractère humain et un aspect technique pour lequel il faut développer des qualités d’analyse ou de réflexion. C’est cette double dimension et la perspective d’évoluer sans cesse qui m’intéressent beaucoup.