Entretien avec Marie-Christine Cauchy-Psaume, doyen de FACO Paris, la Faculté Libre de Droit, d’Economie et de Gestion

La Faculté Libre de Droit, d’Économie et de Gestion (FACO Paris) existe depuis plus de 45 ans. Pouvez-vous nous expliquer la différence entre une faculté privée comme la vôtre et l’université publique ?

« Nous sommes une faculté à taille humaine ! »

La première différence tient au nombre d’étudiants et à la façon dont ils sont accompagnés. Nous sommes une faculté à taille humaine. Au Gala de FACO Paris, qui a eu lieu cette année au 56ème étage de la Tour Montparnasse, tous nos étudiants étaient présents : c’est dire la différence avec l’anonymat et l’isolement que l’on connaît à l’université publique. Les classes en effectifs réduits permettent à nos professeurs de connaître, de suivre et d’accompagner chaque étudiant de façon personnalisée. Nous comptons d’ailleurs dans nos rangs plusieurs étudiants dont la première année à l’université publique s’est mal passée, et qui retrouvent à FACO Paris un environnement porteur pour reprendre confiance en eux et exploiter pleinement leur potentiel .L’autre grande différence avec l’université publique tient à la composition de notre corps professoral et à nos méthodes d’enseignement. Notre équipe pédagogique est composée d’universitaires reconnus, de docteurs mais aussi de professionnels – avocats, conseillers d’Etat ou dirigeants d’entreprises – qui offrent à nos élèves une autre approche, plus concrète, du droit ou de l’économie. 

Le droit et l’économie sont des disciplines très théoriques. Comment faites-vous pour ancrer cet apprentissage dans la pratique ?

L’ancrage pratique passe notamment par la découverte des métiers sur lesquels débouchent nos formations. Quelle que soit la filière, le stage de fin d’année est obligatoire dès la 1ère année d’études et fait l’objet d’un rapport rédigé et évalué. C’est aussi le rôle des ateliers de professionnalisation que nous organisons régulièrement sur des métiers variés : notaire, avocat, banquier, DRH, ou même député ! Cette année, nos élèves inscrits en droit ont pu échanger par exemple avec des professionnels du groupe PSA Peugeot Citroën ; ils ont aussi participé à des audiences au tribunal, suivies d’une discussion avec le juge et les avocats. Ils ont même pu visiter les lieux les plus secrets de l’Assemblée Nationale grâce à un atelier organisé autour d’un attaché parlementaire… Je peux vous dire que leurs cours de droit constitutionnel ont reçu d’un coup un tout autre éclairage ! 

Dans le même temps, vous imposez à tous vos étudiants la rédaction d’un mémoire de recherche…

Oui, et nous y tenons beaucoup car ce mémoire, qui se prépare sur tout un semestre et donne lieu à une soutenance devant un jury, est un moment clé dans leur apprentissage de l’autonomie. Que ce soit pour le choix du sujet ou l’organisation de leur travail, les étudiants sont libres de choisir leur sujet et d’organiser leur travail comme ils le souhaitent, mais ils bénéficient des conseils de leur directeur de mémoire, qui les accompagne de façon très rapprochée. Chaque année, la Chambre Nationale des Avocats en Droit des Affaires (CNADA) vient remettre un prix au meilleur mémoire de fin d’études. C’est une perspective stimulante pour les étudiants, qui génère une véritable émulation durant le processus de rédaction.

Que deviennent les étudiants après leurs trois premières années d’études à FACO Paris ?

« Après 4 années de droit à FACO PARIS, la quasi-totalité de nos étudiants intègre un Master 2 dans une université parisienne ou francilienne »

Une partie de nos étudiants décide de poursuivre leurs études en Master 1 dans une Université publique (en Droit ou en Economie Gestion). D’autres restent à FACO Paris pour y faire un Master 1 de droit des affaires ou de droit international sachant que notre diplôme délivré à bac + 4 possède l’équivalence Master 1 pour les concours du barreau et l’accès aux fonctions d’Huissier de justice ou de Commissaire-priseur. Après 4 années de droit à FACO PARIS, la quasi-totalité de nos étudiants intègre un Master 2 dans une université parisienne (Assas, Sorbonne…) ou francilienne (Sceaux, Nanterre, Evry, UVSQ…). Une part significative de nos étudiants fait le choix d’une poursuite d’études à l’étranger : en ce moment, nous voyons notamment beaucoup de juristes se diriger vers un LLM au sein d’universités telles que King’s College, Georgetown ou Nashville. Pour les étudiants qui ne souhaitent pas poursuivre leur cursus universitaire, il existe un autre débouché de choix après trois ans d’études à FACO Paris : les Grandes Écoles, qui leur sont accessibles par le biais des admissions parallèles. Il s’agit en premier lieu des écoles de commerce, bien sûr : c’est en ce moment la période des admissibilités et nous avons la joie d’avoir des étudiants admissibles à l’EM LYON, EDHEC, Audencia, Neoma, Kedge, Grenoble, Toulouse, Skema et dans bien d’autres très bonnes écoles de management. Mais il s’agit aussi de Sciences Po Paris : nous avons régulièrement en effet des élèves qui passent avec succès le concours d’entrée en Master. Ces résultats sont le fruit de la préparation approfondie aux concours que nous proposons à nos élèves avec notre partenaire Admissions Parallèles. 

Et du point de vue professionnel, vers quels métiers s’orientent vos anciens élèves ? 

Les formations proposées par FACO Paris s’ouvrent sur un très large panel d’activités professionnelles. Parmi nos anciens nous comptons des chefs d’entreprise, des responsables RH, des avocats, mais aussi des notaires, des commissaires de police, des huissiers ou encore des commissaires-priseurs… 

Quels profils d’élèves recherchez-vous ? 

Nous sommes ouverts à tous les profils. Notre sélection se fait en dehors d’APB, ce qui nous permet de garder une grande liberté dans notre recrutement, qui se fait sur la base d’un dossier et d’un entretien avec chaque candidat. 

Pouvez-vous nous parler d'étudiants dont le profil vous a particulièrement marquée ?

Je me souviens d’un étudiant sportif de haut niveau. Il suivait une formation en droit à FACO Paris et hésitait beaucoup sur son orientation. Nous lui avions conseillé d’intégrer le Master 1 de droit international dont l’ouverture sur le monde lui permettait d’enrichir son projet personnel. Il a pu poursuivre avec un Master 2 de droit du sport pour conjuguer sa passion avec un parcours universitaire reconnu. Je pourrais aussi vous citer cette étudiante très investie dans une association d’aide à l’enfance, partout dans le monde. Après sa formation en droit à FACO Paris, elle a pu intégrer un Master 2 spécialisé dans le droit de l’humanitaire. Ces exemples sont importants pour moi car ils montrent bien le lien qui peut exister entre la formation universitaire et les passions personnelles. Lorsqu’elles se réconcilient dans un projet professionnel cohérent, personnel et crédible, c’est toujours une grande satisfaction !